Aujourd’hui, plus de 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde. Au XXIème siècle, l’eau reste un défi majeur pour le développement et la stabilité de nombreux pays. Afin que cette ressource soit durablement accessible au plus grand nombre, le Syndicat des Eaux des Moises agit aux cotés des associations humanitaires en soutenant des projets d’infrastructures permettant l’accès à une eau saine.
L’accès à l’eau potable dans le monde
En 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution consacrant le droit de l’eau comme un droit de l’homme. La même année, l’accès à l’eau était l’une des priorités du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement. L’objectif n°7 visait, notamment, à réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable, ni à des services d’assainissement. On sait aujourd’hui, que les efforts doivent redoubler pour atteindre un tel objectif. Chaque acteur institutionnel ou privé peut y contribuer en étant solidaire des actions menées par les associations humanitaires auprès des populations qui en ont le plus besoin.
Sans l’accès à une eau saine, il ne peut y avoir de progrès en matière de santé (chaque jour, 5000 enfants meurent de maladies liées à la pollution de l’eau), de développement social et économique et de sécurité. Il s’agit d’un des défis majeurs du XXIème siècle.

Accès à l’eau potable dans le monde à l’horizon 2020
En savoir plus : Organisation Mondiale de la Santé
Le SIEM solidaire des actions humanitaires pour l’accès à l’eau potable
Conscient de cet enjeu mondial, le Syndicat des Eaux des Moises est solidaire des actions entreprises par les associations humanitaires pour permettre aux populations d’accéder à l’eau potable.
Depuis 2010, le SIEM accorde une subvention annuelle pour soutenir des projets humanitaires visant à développer des infrastructures tels que les puits ou les forages en Asie ou encore en Afrique.
Le SIEM partenaire d’ENSOLIDEV pour l’accès à l’eau potable au Cambodge
En 2011, le SIEM a accordé une subvention à l’association ENSOLIDEV, basée à Chavannod, pour un projet humanitaire au Cambodge qui avait pour objectifs de :
- permettre un meilleur accès à l’eau des habitants du village de Kwao, situé à 60 km, au sud de Phnom-Penh, en réhabilitant des forages existants ;
- améliorer la salubrité dans le village en construisant des sanitaires et en collectant les eaux usées ;
- sensibiliser la population à l’hygiène en proposant des campagnes d’information et des kits d’hygiène.
L’action est aujourd’hui achevée. Les ouvrages réhabilités ont été remis aux chefs de comité qui se sont engagés à les maintenir en service et 300 fontaines avec filtres ont été distribuées.
En savoir plus sur ENSOLIDEV

Le SIEM partenaire de TALAM LEMAN pour l’accès à l’eau potable au Niger
En 2012, le SIEM poursuit son engagement humanitaire en accordant sa subvention à l’association TALAM LEMAN dont le siège est à Cervens et qui intervient depuis plusieurs années au Niger. Malgré les soubresauts politiques du pays, TALAM LEMAN poursuit ses actions, pour soutenir l’activité agricole et économique, la scolarisation des enfants et l’accès à l’eau potable.

A propos du Niger
Aux frontières de l’Algérie, du Mali et de la Lybie, le Niger compte 15,8 millions d’habitants sur un territoire deux fois plus grand que la France, situé pour les 2/3 en zone saharienne.
80% de la population du Niger vit en zone rurale. 31% des nigérians n’ont pas accès à l’eau potable. 63% d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté.
De l’eau potable pour le campement d’Awliguine
Situé au nord du Niger, à 87 km d’Agadez et à 12 km de Tchiro, le campement de brousse d’Awliguine accueille 250 personnes réparties dans les quartiers de Chawri, Azar et Guermawane.
Dans ce campement, les familles semi-nomades vivent de l’élevage de petits troupeaux de chèvres, brebis, dromadaires, ânes et bœufs ou de maraîchage. Par ailleurs, d’autres activités comme le ramassage, la distribution du bois et l’artisanat sont pratiquées par 28% des familles.
Tributaire d’un climat semi-aride, avec des amplitudes thermiques élevées, une saison des pluies qui ne dure que trois mois et des précipitations faibles et irrégulières, la population du campement a pour préoccupation majeure l’accès à l’eau.
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Pour palier à l’insuffisance d’eau et de points d’eau (nappe à 15 mètres avec de faibles réserves et un seul puits privé disposant d’eau toute l’année), l’association TALAM LEMAN a pour objectif de créer un point d’eau pastoral en surcreusant le puits d’EZAGAZ et un puits villageois dans le campement tout en impliquant les acteurs locaux dans la réalisation de ces projets. La subvention accordée par le SIEM permet de réaliser le puits pastoral et une partie du puits communautaire.
Les contraintes techniques pour creuser un puits
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Plusieurs contraintes techniques sont à prendre en compte pour réaliser un puits : la disponibilité en eau et sa profondeur (de 5 à 50 mètres au Niger et des creusements souvent aléatoires en l’absence de cartographie), le type de sol à creuser qui conditionne la technique utilisée (manuelle pour les sols tendres, mécanique pour les sols durs), l’emploi d’un cuvelage particulier en fonction de la nature des parois du puits et l’aménagement de surface pour améliorer ou conserver la qualité de l’eau puisée.
Le surcreusement du puits d’Ezagaz
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Construit en 2000 par l’association TALAM LEMAN, le puits d’Ezagaz a tari à cause de la baisse probable du niveau de la nappe phréatique. Situé à l’ouest du campement d’AWLIGUINE, où vit la majorité de la population, ce puits est stratégique pour un accès de proximité à l’eau. Après plusieurs hypothèses envisagées, l’association a décidé de surcreuser le puits. Les sondages réalisés sur la zone ont indiqué que l’eau devrait être située dans les 20 mètres avec un passage nécessaire au travers d’une couche rocheuse. Afin de réaliser ce surcreusement, le recours à une main d’œuvre spécialisée est devenu nécessaire lorsque la roche dure a été atteinte. Le travail se poursuit aujourd’hui avec le matériel technique nécessaire.
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